Biomasse Normandie : association au carrefour de la valorisation énergétique et agronomique de la biomasse

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Les itinéraires des déchets

La gestion des déchets repose sur cinq étapes successives depuis le lieu de production jusqu'au site d'élimination ou de valorisation :

 

La pré-collecte

La pré-collecte regroupe les opérations intermédiaires avant la prise en charge du déchet par le service public de collecte. Elle se déroule chez le producteur de déchets et s'appuie sur des sacs ou des bacs roulants fournis ou non par la collectivité.

Le catalogue des matériels de collecte sélective des biodéchets présente des sacs, bioseaux, bacs roulants adaptés à la précollecte des biodéchets.

La collecte 

On distingue les collectes sélectives qui reposent sur un tri préalable des déchets directement par le producteur (usager) en fonction de leur nature, des collectes en mélange.

Les collectes sélectives concernent notamment :

  • les recyclables secs (verre, journaux / magazines, acier, aluminium, papier carton, plastique)...,
  • les déchets occasionnels,
  • la fraction organique ou fermentescible des ordures ménagères.

On parle de collecte :

  • au porte à porte lorsqu'un ripeur prend en charge les déchets du producteur à son domicile ;
  • par apport volontaire lorsque le producteur est contraint d'apporter ses déchets à un point dédié équipé de colonnes ou de bennes.
    Les points d'apport volontaire concernent le plus souvent les recyclables secs. Cependant, certaines collectivités utilisent également ces dispositifs pour les ordures ménagères résiduelles (zones rurales ou entrées de lotissement...).

Les déchèteries constituent également des points d'apport volontaire destinés à la collecte sélective des déchets produits plus ou moins régulièrement par les ménages : déchets verts, inertes (gravats), bois, déchets dangeureux, encombrants non valorisables (tout venant)...

Le transfert et le transport

Les quais de transfert ou stations de transit

Une station de transit permet le dépotage des déchets collectés sur le territoire avant rechargement et transport dans des plus gros porteurs. Les quais de transfert ont un intérêt économique en limitant les charges de transport, et environnemental en réduisant l'impact de ce dernier (économie de CO2, limitation des pollutions). En effet, une benne de collecte traditionnelle permet de transporter 7 à 12 tonnes d'ordures ménagères, tandis qu'un caisson à compaction ou semi va parcourir la même distance avec 10 à 22 tonnes de déchets.

Le transport

Le transport routier est très majoritaire. La voie d'eau et le rail sont encore peu utilisés car ils sont moins flexibles, et présentent un coût de revient supérieur. Cependant, avec la prise en compte de l'augmentation du carburant et des coûts externes comme la pollution, les nuisances sonores, les accidents, le trafic routier, ..., ces transports alternatifs sont en constante progression.

Les pré-traitements

Le tri

Les recyclables secs qui font l'objet d'une collecte sélective, doivent subir un tri d'affinage sur des installations dédiées appelées "centres de tri".

Collecte sélective

 

Chaque nature de recyclable est alors séparée des autres en vue d'un conditionnement et d'un recyclage selon des prescriptions techniques établies par les repreneurs.

L'extraction bio-mécanique

L'extraction bio-mécanique est un dispositif de pré-traitement qui permet d'extraire la fraction fermentescible contenue dans les ordures ménagères résiduelles collectées en mélange.

Extraction bio-mécanique

 

Elle s'appuie sur :

  • une hydrolyse biologique
  • une série de tris mécaniques qui permet de séparer la fraction organique des fractions potentiellement recyclables ou combustibles. Les résidus du tri font l'objet d'une valorisation énergétique ou d'un stockage.

 Les traitements

La valorisation matière

La valorisation matière concerne les déchets ayant fait l'objet d'un tri préalable (par l'usager ou sur un centre de tri). Elle repose sur :

  • la réutilisation ou le réemploi qui consiste à donner un nouvel usage au déchet après réparation le cas échéant (rechapage de pneus, réhabilitation d'appareils ménagers...) ;
  • la régénération qui permet de rendre au déchet son état initial par des procédés chimiques (huiles, solvants...) ;
  • le recyclage qui consiste à utiliser le matériau constitutif du déchet comme matière première secondaire (non vierge) dans un nouveau cycle de production (verre, plastique, papier, métal...).

Les traitements biologiques

  • Le compostage est un procédé de dégradation de la matière organique en présence d'oxygène (aérobie). On parle de :

- compostage lent lorsque l'aération est assurée par des retournements réguliers.

- compostage accéléré quand un dispositif de ventilation permet l'aération permanente des déchets.

Une fois la décomposition terminée, on obtient un résidu composé de matière organique stabilisée et de substances minérales.

  • La méthanisation est un procédé de dégradation de la matière organique en absence d'air (anaérobie). Elle permet de produire :

- un digestat susceptible d'être valorisé sous forme d'amendement organique ;

- un biogaz riche en méthane susceptible d'être valorisé sous forme de chaleur et/ou d'électricité.

Les traitements thermiques

  • L'incinération consiste en une oxydation totale de la matière organique sous l'effet de la chaleur. L'opération peut avoir lieu :
    - dans des fours à grilles, usuellement employés pour l'incinération des ordures ménagères,
    - dans des fours "à lit fluidisé", particulièrement adaptés aux effluents liquides et pâteux tels que les boues d'épuration.
    - dans des fours oscillants permettant de brasser les déchets afin de favoriser leur combustion.
    La quasi-totalité du parc d'incinérateurs français exploite ce potentiel énergétique sous forme de chaleur et/ou d'électricité.

  • La gazéification consiste en une combustion de déchets en absence d'air, soit par un apport direct d'énergie par le feu (pyrolyse), soit par un apport indirect sous forme de chaleur (thermolyse).
    Les matières organiques entrantes sont alors décomposées pour former une fraction solide appelée coke ou vitrifiat et un gaz combustible.

Le stockage

Une installation de stockage (anciennement appelée centre d'enfouissement technique) permet le stockage définitif de déchets solides dans des conditions sécuritaires minimisant l'impact sur l'environnement par la mise en œuvre de barrières physiques de protection.
Les déchets sont étendus en couches successives dans des alvéoles de stockage. Ces résidus sont compactés par des engins mobiles au moment de leur enfouissement ou préalablement mis en balles.

La décomposition de la matière organique contenue dans les déchets enfouis aboutit à la production d'un biogaz capté par un réseau de puits régulièrement répartis sur les alvéoles refermées. D'après les données 2010 issues de l'enquête ITOM de l'Ademe, seuls 33 % des installations déclarent valoriser le biogaz capté sous la forme d'énergie électrique, d'énergie thermique ou en cogénération.

On distingue :

  • Les ISDD (Installation de Stockage de Déchets Dangereux), anciennement appelées CET 1, qui accueillent les déchets dangereux ;
  • Les ISDUND (Installation de Stockage de Déchets Ultimes Non Dangereux), ancien CET 2, sont destinées à recevoir les déchets ménagers et industriels banals ne pouvant être valorisés en l'état actuel des technologies et dans un contexte économique précis ;
  • Les ISDI (Installation de Stockage de Déchets Inertes), dites CET 3, reçoivent les déchets inertes qui ne subiront, dans le temps, aucune modification physique, chimique ou biologique.


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